Communiqué de presse – Jeudi 17 janvier 2019


Après l’expérimentation suspendue de la publicité au sol l’an dernier, la Métropole se laisserait-elle aller à une nouvelle expérience publicitaire à risques ? Des débats au conseil du 3e arrondissement se sont faits l’écho de la volonté de JC Decaux de tester un de leurs écrans numériques sur la voie publique à la Part Dieu. Expérimentation à laquelle ni la Métropole, ni la Maire du 3e arrondissement (selon ses dires) ne seraient opposées.

Chloé Vasset, membre du collectif Plein la vue dénonce ce test, et ce pour plusieurs raisons : « Nous sommes étonnés du besoin d’une expérimentation. L’entreprise utilise des panneaux numériques dans de nombreuses villes en France et dans le monde, elle connait leur fonctionnement. Ce n’est ici qu’une excuse pour implanter discrètement ce procédé dans nos rues. C’est une façon de tester l’approbation des habitants et de les habituer à ce dispositif. Pourtant depuis des mois nous le constatons lors de nos diverses mobilisations : les habitants du Grand Lyon n’en veulent pas. 13 000 personnes ont déjà signé la pétition appelant à « diminuer la pression publicitaire » dans l’agglomération lyonnaise. Cette pétition demande notamment de ne pas autoriser ces écrans vidéos publicitaires.

En interrogeant les habitants sur leur expérience des écrans vidéos installés dans les stations de métros depuis 2017, notamment l’écran géant de la station Bellecour, aucun ne souhaite l’expansion de ces dispositif sur la voie publique. Notre attention, notre regard, notre espace public n’est pas à vendre ! ».

Rappelons ici quelques arguments qui nous poussent à refuser ces écrans : ils sont très énergivores, ils sont mauvais pour notre santé (ne dit-on pas aux enfants d’éviter les écrans ? voir l’article de ce jeudi 17 janvier du Monde « Exposition aux écrans : qui défend-on, les enfants ou l’industrie du numérique ?« ), ils sont agressifs et envahissants, ils poussent encore plus à sur-consommer, ce qui est clairement mauvais pour le climat, ils favorisent la pollution lumineuse, ils sont accidentogènes, et comme les panneaux classiques, ils n’avantagent que les grands groupes commerciaux et aucunement l’économie et le dynamisme local. Nous avons envoyé ces informations (argumentées, sourcées) à tous les élus du Grand Lyon, à diverses reprises.

Pour Benjamin Badouard, membre du collectif : « Nous demandons expressément à la ville de Lyon et au Grand Lyon de refuser cette expérimentation, mais surtout de refuser l’installation de ces écrans vidéo publicitaires. Accepter ces écrans, c’est prendre une décision contre la volonté des citoyens, contre leur santé, contre le climat… Nous rappelons que les citoyens sont des électeurs, et nous invitons les élus à prendre des décisions « pour » les citoyens, leur santé et le climat, et non contre ».

Pour rappel, les écrans numériques sont à ce jour interdits par les différents RLP (Règlements locaux de publicité) de la Métropole. Cette dernière souhaite permettre leur implantation dans le cadre du nouveau RLP Intercommunal, qui sera arrêté au printemps. Le collectif Plein la vue lutte depuis plus d’un an pour réduire la pression publicitaire, par diverses actions de rues et de plaidoyer auprès des élus. Cela passe dans un premier temps, par ne pas autoriser ces écrans.

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