Communiqué de presse – 28 mai 2019

Les membres du collectif Plein la vue ont rencontré vendredi 24 mai le maire de Villeurbanne Jean-Paul Bret, et son adjoint Didier Vullierme afin d’évoquer la rédaction du RLPI (Règlement local de publicité intercommunal) actuellement en cours sur la Métropole. A cette occasion, ils ont pu remettre au maire l’urne contenant les demandes de positionnement des villeurbannais·es pour une dé-densification de la publicité sur leur commune, recueillies sur le marché le dimanche 12 mai dernier. Si Villeurbanne se démarque de la plupart des communes de la Métropole par sa politique sincère de dé-densification publicitaire depuis de nombreuses années, elle rate encore à ce jour la dernière marche en voulant autoriser les écrans vidéo publicitaires.

Pour Anthony Geoffroy, membre du collectif « Depuis 2002, l’équipe municipale a clairement fait des efforts pour réduire la pression publicitaire dans la ville. Moins de panneaux, moins grands, enseignes plus discrètes… Ils ont su démontrer que l’argument financier des redevances publicitaires n’était qu’accessoire, le plus important étant le cadre de vie des habitant·es. Nous saluons en ce sens la volonté de la mairie de ne pas autoriser les bâches publicitaires qui déformeraient abusivement le paysage et le patrimoine communal. C’est une décision forte et nous les invitons à tenir bon face à la Métropole qui se montre réticente. Pourtant les juristes de Villeurbanne, comme ceux de Plein la vue, estiment qu’au vu de la jurisprudence que c’est tout à fait possible ».

De même, la volonté de réduire le nombre de panneaux publicitaires de 8m2 va dans le sens d’une plus grande sobriété publicitaire. C’est un pas en avant salutaire pour les habitant·es de la commune. Le reste du territoire de la Métropole devrait s’en inspirer !

Cependant, comme le souligne Lucie Vacher, il reste encore un point de désaccord fort : la volonté, à ce jour, de la mairie, d’autoriser les écrans numériques publicitaires. « C’est en totale contradiction avec la politique bien réelle de dé-densification publicitaire que porte le maire de Villeurbanne depuis bientôt 20 ans. Après tous ces efforts, sincères, ce serait un recul conséquent, une défaite face au lobby publicitaire mais surtout une défaite pour le climat, la santé, le bien-vivre des habitant·es (regardez plutôt l’agressivité de ces écrans dans le métro). Et comment justifier aux citoyen·nes de Villeurbanne l’implantation de ces écrans alors que 97% des 932 personnes interrogées sur la ville se disent défavorables ou très défavorables à ces écrans* ».

Aujourd’hui il n’est pas trop tard. Villeurbanne se démarque, mais Villeurbanne doit encore faire plus pour répondre à la volonté de ses habitant·es, qui se sont en outre massivement exprimés à l’occasion des élections européennes pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux. Villeurbanne peut être en accord avec les enjeux climatiques, de santé, et de bien-vivre, Villeurbanne peut, et doit, interdire ces écrans. Nous saurons saluer à sa juste valeur une telle décision, qui irait à l’encontre de la facilité politique de nombreux·ses élu·es, mais qui irait pleinement dans le sens du progrès politique, écologique et social.

*Veuillez trouver les résultats de la Consultation sur Villeurbanne et sur l’ensemble de la Métropole.

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